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Serverless : le futur de l’infrastructure web ?

Contrairement aux idées reçues, le terme « Serveless » n’évoque pas la disparition des serveurs mais une nouvelle façon d’aborder l’infrastructure web à l’aide du Cloud.

Jusqu’à maintenant, l’infrastructure web reposait sur des serveurs (exécution/interprétation de code, etc qui nécessitaient d’être installés, surveillés, maintenus et évolutifs.

Un outil « pro-développeurs/pro-startups» ?

Disponible depuis plus de deux ans, le « Serverless » permet de confier la gestion des serveurs (installation, surveillance et maintenance) à des plateformes Cloud de services tiers (PaaS ou Platform as a Service) tel qu’Amazon Web Services (AWS) ou Microsoft Azure, leaders du marché actuellement. Le développeur peut ainsi faire abstraction de tâches qui ne sont pas les siennes (gestion des serveurs) et ainsi se concentrer sur le code.

Les startups ne sont pas en reste puisque le modèle économique du « Serverless » repose sur un coût par utilisation (Pay per use) et non plus sur un abonnement (mensuel par exemple). On ne paye alors que ce que l’on consomme et non pour les ressources qui nous ont été allouées : la facturation se fait au millième de seconde de calcul nécessaire.

Elles peuvent bénéficier également de la mise à l’échelle (Scaling) rapide des serveurs. En effet, si une startup conçoit une application rencontrant un grand succès du jour au lendemain, il est possible de réagir très rapidement en augmentant le nombre de serveurs (mise à l’échelle) pour contenir ce trafic soudain. Ce qui est impossible avec une infrastructure web « classique », puisque le délai de mise en marche de nouveaux serveurs peut se compter en plusieurs semaines.

Les inconvénients du « Serverless »

L’un des principaux problèmes est le verrouillage (Vendor lock-in) des fournisseurs de plateforme Cloud, nous rendant ainsi dépendant à eux.

En effet, lorsque vous avez fait le choix parmi l’un des fournisseurs existants, il est difficile de migrer vers un autre puisque ces fournisseurs n’utilisent pas le même langage au sein de leur solution.

Un autre désavantage que l’on peut citer est son incompatibilité avec des fonctions excédant une certaine durée. Par exemple, AWS Lambda limite à cinq minutes l’exécution de la fonction. Si ce temps est dépassé, on est alors obligé d’exécuter une autre fonction. Cela limite ainsi l’usage du « Serverless » à des applications faisant appel à des fonctions de façon ponctuelle (ex : envoi de mail, consultation de la météo, etc.)

Conclusion

Le « Serverless » est une infrastructure web pouvant bénéficier à nous développeur web, mais également aux startups de par sa simplicité de mise en place, sa réactivité (scaling) et son faible coût à l’usage (Pay per use) ; permettant ainsi la prise de risque (ex: publier une application) sans pour autant avoir à faire de grands investissements (gestion de serveurs).

Cependant, la jeunesse de cette infrastructure implique des inconvénients tels qu’une utilisation « verrouillée » de la part des fournisseurs ou encore des usages limités pour cette technologie. Des problèmes que le « Serverless » va devoir résoudre pour être, dans le futur, une infrastructure web incontournable.

Auteur : Ludovic .R

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Réponse (1)

  1. ju
    20 juillet 2018 at 23 h 18 min · Répondre

    Bonjour Ludovic,

    Très bon article ! Bonne analyse et bonne traduction (mise à l’échelle (Scaling) ) c’est bien trouvé.
    Si tu cherches un stage, contact moi : @JulienGastonACS
    Bravo à toi et bonne continuation.

    Ju
    PS: Ça fait un peu plus de deux ans !

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